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L' hippodrome


chaque année, le premier Dimanche d'Avril à lieu la réouverture le l'hippodrome de Longchamp situé dans le Bois de Boulogne.
En 1943 ce sera donc le 4 Avril.
Dans ce Paris occupé par l'armée allemande, c'est un évènement à ne pas manquer et la foule se presse, sans doute plus pour voir du "beau monde" en calèches que pour jouer aux courses! Par chance il fait un temps superbe, Le soleil est de la fête. On oublie un peu la guerre, on oublie surtout qu'une météo favorable et un ciel clair c'est l'idéal pour une attaque aérienne.

Ce jour là il y avait , dans les différents lieux du champ de courses 24600 spectateurs.
Au pesage  5000 hommes 2000 femmes
Au pavillon 3600 hommes et femmes
Sur la pelouse 14000 hommes et femmes


Extraits du rapport du Directeur général de la Police municipale à Monsieur le Préfet de Police:

"L'alerte a été donnée le dimanche 4 avril 1943 à 14 heures 16 au champ de courses de Longchamp; les batteries de DCA installées sur le champ de courses étaient déjà en action".
(à ce moment les Gardiens de la Paix interdisent la réunion de courses qui n'a pas commencé et invitent le public à se réfugier dans le bois)
"40 blessés et 7 morts ont été ramenés à l'infirmerie du champ de courses mais ceci ne signifie pas que ces victimes aient été atteintes sur le champ lui-même puisque, d'après les renseignements recueillis on a relevé 3 morts, dont une femme, près du moulin, peut-être un quatrième a-t-il été relevé près de ce même endroit, mais je n'en suis pas sûr. Trois morts et beaucoup de blessés ramenés à l'infirmerie du champ de courses ont été touchés en dehors de celui-ci, dans les allées du bois de Boulogne."
 "La fin d'alerte a été donnée à 15 heures 18"
 "Après cette heure, la situation redevenant normale et tout danger étant écarté, la reprise des courses a eu lieu, la Police n'ayant plus de raison de s'y opposer"
Le Directeur général ajoute:
"Le champ de courses de Longchamp est le seul sur lequel soient aménagés des postes de DCA. Il constituera toujours un danger pour le public qui s'y rassemblera"

C'est dans un rapport du 9 Avril 1942 que le Directeur de la Police Municipale protestait contre la manque de tranchées abris aux abords des champs de courses, un bombardement n'étant pas le seul danger, la retombée d'obus ou d'éclats pouvait aussi faire des victimes

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Longchamp, 4 Avril 1943